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Publié le 19/10/2026

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Micro-trottoir : la canicule et vous ?

Puisque le soleil n’en finit pas de briller, on en a profité pour sortir du bureau et tendre notre micro aux passants des rues Michelet et Duquesne, à Brest. Une question (deux, en fait) : comment avez-vous vécu cet été caniculaire, et quel est votre état d’esprit vis-à-vis du changement climatique ? Plus de lecture par ici !

Daniel – 64 ans - Psychologue
Comment avez-vous vécu la canicule de cet été ?
Pas très bien. Je suis resté en Bretagne, et à mon âge ça s’est avéré fatigant. On a atteint des températures allant jusqu’à presque 40°C.
J’étais content de pouvoir aller en bord de mer, ça me permettait de faire des pauses.
Mon logement personnel est bien isolé, la chaleur restait donc supportable. Mais mon lieu de travail est très mal isolé, et l’on y ressent beaucoup la chaleur.
Quel est votre état d’esprit vis-à-vis d’un climat qui se réchauffe ?
J’ai été surpris par l’ampleur de la vague de chaleur. Son intensité, sa durée. J’ai trouvé ça presque violent. Il y a une forme de violence du climat qui s’emballe. Je trouve ça plutôt inquiétant vis-à-vis de l’avenir. Je n’emploierais pas le terme d’angoisse, car je pense que l’on peut agir.

Aurélie – 45 ans
Je suis locataire d’un petit appartement sous les toits, qui n’est pas bien isolé. Je souffre donc du froid l’hiver et de la chaleur l’été – où le ventilateur n’a pas suffi. Ca a pesé notamment sur mon sommeil. On a de la chance d’être en Bretagne, donc j’ai passé l’été les pieds dans l’eau.
Psychologiquement, ça me touche car je me dis « Ca ne présage rien de bon pour l’avenir ». Ca fait peur. On raisonne beaucoup de manière individuelle, mais je pense que l’action doit être collective. A notre échelle personnelle, la marge de manœuvre est restreinte. J’aimerais que les plus gros pollueurs agissent en priorité.

Adam – 26 ans
J’ai souffert de la canicule cet été, au travail comme à la maison. Je fais un travail de plein air.
Je pense qu’il faudra adapter nos modes de vie. Par exemple, travailler plus tard le soir, vivre davantage le soir en été. Je pense qu’on s’habituera au changement petit à petit et qu’on devra vivre différemment.

Francesco – 30 – Italien – étudiant en physiques à l’UBO
Pour mes standards, la chaleur d’ici a été tout à fait supportable cet été. Mais je peux tout à fait imaginer que pour les Bretons, ce soit inattendu et violent.
D’un autre côté, je réalise qu’ici les gens ne sont pas préparés pour affronter les grosses vagues de chaleur. En termes de réseau hydrique ou de bâtiments notamment, les infrastructures vont devoir évoluer pour gérer des situations de fortes chaleurs et non plus seulement de froid.

Marina – 20 ans
J’ai souffert de la canicule cet été. Je ne suis pas partie en vacances et suis restée en ville, où chaleur était particulièrement forte. On sortait peu pour s’abriter de la chaleur extérieure, mais c’était plutôt difficile à vivre. Mêmes les piscines étaient très chargées, et l’accès y était limité.